Le  président de la Commission, Baltasar Engonga Edjo’o.
La Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (CEMAC) est plongée dans une crise financière sans précédent. En atteste la note interne de la Commission de la CEMAC signée récemment par le président de la Commission, l’Équato-Guinéen Baltasar Engonga Edjo’o. Ce dernier y annonce une « dégradation continue» de la situation financière de l’organisation d’une telle gravité qu’elle en menace aujourd’hui sa survie.
Conséquence immédiate, la suspension de toutes les activités prévues au budget 2026. Seules les activités jugées « hautement stratégiques » seront maintenues, rajoute la note. En cause, souligne le site en ligne Le Monde, le non versement par les États membres de la taxe communautaire d’intégration supposée alimenter le budget de l’organisation d’Afrique centrale. Cette taxe est perçue par les États sur les importations mais pas reversée systématiquement à la CEMAC, comme cela devrait être le cas.
Le site d’information révèle, en outre, que sur l’année 2025 sur les six pays membres, seul le Gabon a pu s’acquitter de sa quote-part à hauteur de 10,5 milliards de francs CFA. Le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale et le Tchad sont presque tous confrontés à des crises sécuritaires, politiques et économiques sévères, décrit Le Monde.
La conférence des chefs d’État organisée au Congo n’a rien donné de congrès. Elle a reflété à mi-mots la situation financière difficile de la zone en mentionnant le rapport du gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale selon lequel, compte-tenu du «contexte macroéconomique et des perspectives, des mesures urgentes et vigoureuses étaient [nécessaires] pour le redressement de la situation».
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