Étienne Makoungou.
(*) Par Étienne Makoungou
Dans le contexte actuel de transition au sein du gouvernement, le nouveau Ministre de l'Économie et des Finances se confronte à un défi majeur : assurer une gestion efficiente des finances publiques tout en répondant à des objectifs économiques clairement définis. Face à une situation jugée anxiogène, il est essentiel de cultiver une résilience collective et de veiller à ce que chaque franc dépensé contribue effectivement à l’atteinte des résultats escomptés.
Un des enjeux centraux reste la Loi de Finances Initiale (LFI). La décision du nouveau ministre de la maintenir ou de la modifier en fonction d’hypothèses plus réalistes revêt une importance cruciale. En effet, optimiser l'utilisation des ressources publiques passe nécessairement par une réflexion approfondie sur les orientations budgétaires et les priorités des dépenses. Une éventuelle loi rectificative pourrait ainsi s'avérer nécessaire pour garantir que les ressources allouées soient véritablement alignées sur les objectifs stratégiques du gouvernement.
L’importance de l’efficacité des dépenses est accentuée par les interrogations persistantes sur le taux d’exécution budgétaire, souvent perçu comme un "mystère intersidéral." Cette situation soulève des questions sur la manière dont les budgets sont mis en œuvre, et si les failles se situent du côté des dépenses ou des recettes. En effet, le budget est voté en équilibre, mais cela ne garantit pas qu'il soit utilisé de manière optimale pour répondre aux véritables besoins du pays.
Pour ce faire, chaque franc dépensé doit être justifié par sa contribution à l'atteinte des objectifs assignés. Cela implique non seulement une meilleure planification budgétaire mais aussi un suivi rigoureux de l'exécution des dépenses. En établissant des indicateurs de performance clairs et en renforçant la transparence, le ministre peut s’assurer que les ressources publiques sont mobilisées efficacement, minimisant ainsi le gaspillage.
Le changement au Ministère de l’Économie et des Finances, dans le cadre de la Cinquième République, doit donc se focaliser sur une gestion budgétaire rigoureuse où l'efficacité des dépenses est au cœurs des préoccupations. En adoptant une approche réaliste et axée sur les résultats, le nouveau ministre peut réaffirmer son engagement envers une gestion responsable et transparente, essentielle pour restaurer la confiance des citoyens.
Ainsi, ce ministère, pivot des décisions économiques, a l’opportunité d’inscrire son action dans une dynamique de responsabilité et d’efficience. Cela ne garantit pas seulement la satisfaction des besoins immédiats, mais place également le pays sur la voie d'une santé économique durable. L'atteinte des objectifs assignés doit devenir le mantra de chaque action budgétaire, consolidant ainsi les bases d'un avenir prospère pour l'ensemble de la nation.
(*) Penseur Libre de Lowa
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