Désiré Ename lors de son discours, prononcé le 9 janvier au Palais présidentiel.
Il est le symbole du combat mené pour une réelle liberté de la presse au Gabon. Une presse qui a le courage de mettre les mots sur les maux qui minent la société sans craindre des représailles. A l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de la presse au couple présidentiel, le vendredi 9 janvier, Désiré Ename a souligné la nécessité pour le Gabon d’avoir une presse libre et responsable. Car, a-t-il poursuivi : « une presse libre, lorsqu’elle est responsable, ne constitue pas une menace pour l’État ; elle en est l’un des piliers les plus solides.»
S’inscrivant dans une vision de construction mutuelle d’un Etat démocratique manifeste à travers l’expression démocratique et la liberté des opinions, le porte-parole de la presse gabonaise a sollicité du Chef de l’Etat plus d’efforts pour davantage structurer les entreprises de presse, non sans rappeler les actions déja menées par ce dernier dans ce sens : octroi de 500 postes budgétaires aux personnels de l’audiovisuel public, dotation financière des rédactions, réhabilitation des stations provinciales, permettant à Radio Gabon de couvrir à nouveau des zones reculées du pays, construction du siège de Gabon 24, désormais installé hors du Palais présidentiel, renaissance attendue d’Africa N°1.
Mais il faut aller plus loin. Désiré Ename a pour cela sollicité le président de la République pour trouver des solutions à des situations d’urgence notamment la réhabilitation de la maison Georges Rawiri de même que l’Agence gabonaise de presse (AGP). Il a aussi plaidé pour une réforme de la Redevance audiovisuelle et cinématographique (RAC). Afin que cette redevance soit consacrée en grande partie au fonctionnement de l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS) et partant au rayonnement du secteur cinématographique de notre pays.
« Faire du Gabon le futur hub des médias en Afrique», c’est l’ambition affichée par Désiré Ename à travers l’organisation dans notre pays de la première Conférence internationale de la presse francophone, sous l’égide de l’Union internationale de la presse francophone (UPF). Cet événement, qui se tiendra du 21 au 25 janvier prochain, permettra aux professionnels des médias provenant de différents pays de discuter, d’échanger et de trouver des solutions aux problématiques de leur secteur. La presse gabonaise a sollicité que cet événement important soit parrainé par le président de la République gabonaise.
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