Le ministre Edgard Moukoumbi très critiquée sur ce dossier.
Un laboratoire en situation de mort cérébrale, des soupçons de malversations financières, des agents découragés...l’entité censée intervenir dans l'exécution de tous les essais, analyses et recherches concernant les sols, les matériaux et les techniques de construction, est désormais plongée dans la crise. En atteste, la récente suspension de son directeur général par le conseil d’administration.
Dans un courrier en date du 29 janvier dernier signée du Président du conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics du Gabon, Henri Mbira-Nze, l’actuel directeur général, Didier Koumba Bambi a été suspendu de ses fonctions. Le courrier envoyé par le PCA au Vice-président du Gouvernement, relève que cette suspension fait suite à l’examen approndi par le conseil d’administration des états financiers et comptables de la structure.
Le constat est alarmant
Le cabinet d’audit O&M Groupe mandaté à cet effet a, entre autres, constaté : l’absence totale d’écriture comptables au sein du LNBTP depuis 2015 et des décaissements effectués à hauteur d’environ 300 millions FCFA sans pièces comptables justificatives...
Par ailleurs, poursuit le conseil d’administration, au moment de la délibération du conseil le mis en cause (Didier Koumba Bambi) a volontairement “décidé de ne pas regagner la session et ce, malgré les sollicitations teléphoniques des différents administrateurs. Une attitude inadmissible pour le conseil. Au regard de cette attitude d’insubordination, le conseil a décidé de la suspension de Koumba Bambi du poste de directeur général et ce, jusqu’à la poursuite des investigations.
La curieuse intervention du ministre Edgard Moukoumbi
Le conseil a dans sa lettre envoyée au Vice-président du gouvernement marqué son étonnement quant à l’attitude du ministre de tutelle dans ce dossier. Le ministre Edgard Moukoumbi va, dans une autre correspondance en date du 28 janvier, demander l’annulation de ladite décision. Incroyable mais vrai. “ Cette démarche apparaît comme une immixtion manifeste dans les prérogatives exclusives du Conseil d’administration en violation des décisions régulièrement prises, et en contradiction avec les principes de gouvernance des établissements publics...” se désole le conseil d’administration. Face à ce charivari, le conseil demande l’arbitrage d’Hermann Immongault afin de garantir le respect des décision du conseil et de préserver la légalité, la stabilité et la continuité du service public.
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